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Histoire de fille entre la guerre de cent ans et la révolution française

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A Fillé, des hivers très rudes succèdent à des étés très chauds et la famine sévit.

dans les années 1693 et 1694, la famine fut si terrible qu'elle tua (d'après les observateurs de l'époque) autant de personnes que  lors de la première guerre mondiale (1914/18). En deux dans, selon les éléments relevés par le curé de l'époque, 46 personnes décédèrent frappant des enfants en bas-âge comme des adultes. Et pourtant, 51 enfants virent le jour ces deux années-là.  '

dans les années 1693 et 1694, la famine fut si terrible qu'elle tua (d'après les observateurs de l'époque) autant de personnes que lors de la première guerre mondiale (1914/18). En deux dans, selon les éléments relevés par le curé de l'époque, 46 personnes décédèrent frappant des enfants en bas-âge comme des adultes. Et pourtant, 51 enfants virent le jour ces deux années-là. '

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Durant l'année 1704, la nef de l'église a été lambrissée aux dépens de la fabrique et, également, par l'aide de quelques propriétaires qui ont des biens dans cette paroisse. Elle ne l'avait pas été avant. Mme Leboindre, la douairière a donné pour cet ouvrage des sapins que la fabrique a fait mettre en carreaux et en 1705, alors que Jacques Guibert est vicaire, on a installé la chaire à prêcher, avec un parement d'autel à fleurs et à fond blanc. 

A compter du 19 octobre 1708 puis durant les trois premiers mois de l'année 1709 :

Au commencement de Janvier, il fait si froid (-10° avec des pointes allant jusqu'à -20°) au bas matin qu'on n'en avait jamais vu un pareil. La neige tombait régulièrement. Dans les campagnes on avait constamment 25 cm d'épaisseur de neige. On trouvait les oiseaux, les bêtes et les hommes morts. La plupart des arbres étaient gelés, particulièrement les noyers et les vignes. Quand on devait aller dans les bois, on entendait les gros chênes craquer et se fendre sous l'extrême froidure. Le sieur Galbrun vit, même, non loin de Pierre Aube, une mère sanglier et ses petits tués par le froid. Il fallait casser l'eau des puits pour s'abreuver ou faire les soupes chaudes. 

L'année suivante a été suivie d'une grande mortalité, après les fièvres putrides et pestilentielles.

 

En 1712 et 1725, on assiste à deux étés très chauds qui firent un mort à Buffes en 1712 et un garçon de 16 ans au moulin en 1725

En août 1725, la canicule qui ne cède pas depuis le mois de mai a fait un mort. Le jeune Jean Fisson un garçon de 16 ans, décède malheureusement au Moulin de Fillé. Il a débardé toute l'après-midi du 6 Août ds sacs de grains que les métayers du coin lui apportaient avec leurs charrettes à bœufs. C'était pourtant un garçon de fort corpulence qui avait pour habitude, une fois un arrivage terminé, il montait dans la minoterie pour boire un pichet de vin aigret que sa mère lui apportait, bien frais, de la cave. Puis, il s'assoupissait à l'ombre d'un arbre sur la berge de la Sarthe, assez basse cette année-là. Il s'endormit si bien cet après-midi que l'ardeur du soleil le tourmenta et le fit rougir plus rouge que d'accoutumé. Se réveillant, il décida d'aller plonger dans l'onde fraîche avant de se remettre au labeur. Personne ne sut se qui se passa ;durant une heure, les fermiers venant livrer leur moisson le cherchèrent, les femmes du village, les journaliers longèrent les rives asséchées. Finalement, on le retrouva noyé, ses poumons et son pauvre corps prometteurs remplis d'eau.

On lui fit des obsèques remarquées car il était apprécié de tous. C'est Jean Trouvé, meunier de la Beunèche, qui aidé de son autre frère François, de Maistres Niepsseron et Gaignon et François Marchand, maréchal ferrand qui portèrent le cercueil en sapin, en terre, pendant que toute l'assemblée des habitants de Fillé entouraient le jeune défunt et que sonnait le glas ...

Triste journée d'Août !   

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